Par où commencer … le temps semble s’accélérer à l’approche de la frontière. Est ce du aux découvertes, aux couleurs du Chiapas, aux montagnes, aux rencontres ? Les compteurs des vélos n’augmentent pas de façon significative et ne nous indiquent pas les kilomètres de richesses humaines accumulées !

A notre retour de la mizteca et des au-revoir difficiles avec la famille d’Honorio, nous sommes attendus à Nochixtlan chez Guadaloupe, cycliste nous ayant accompagné jusqu’à Tilantongo. Il nous ouvre grandes les portes de sa maison et de son cœur : nous sommes chez lui chez nous nous répète il !  S’inquiétant de ce que mange un français, il a passé quelques temps sur internet, et s’assurera de ses trouvailles avec nous avant d’aller faire les courses : « en toute confiance, dites moi si ça va… »  Le soir, une équipe de TV débarque et fait un reportage pour la chaine locale. La journaliste s’exercera a nous parler français, appris au Quebec !! Trop drôle ! Journée à rallonge, placée sous le signe de la rigolade, ‘en toute confiance’ et décontraction !

Un petit saut de bus plus tard, nos estomacs s’en souviennent encore, nous débarquons dans le dernier état du Mexique, le Chiapas, où nous guettent les montagnes, le canyon de Sumidero, San Cristobal De Las Casas, Tzajala et la communauté Ha’Omekh’Ka, Chichihuistan et la famille de Rodrigo, les cascades de Chiflon, les lacs de Colons … et la frontière avec le Guatemala.

 

 

C’est comment vos journées ??

 Réveil a 6h… on aimerait bien passer à 5h30 mais c’est trop dur… Il faudrait pour cela que les fermetures de paupieres se fassent à 20h maxi et ce n’est pas toujours possible.

Habillage et pliage des affaires pour les 3 adultes, Lucas le fera en léger décalé et Alix … ben quand il ne restera plus qu’elle dans la tente et qu’elle se fera prier de bouger un peu !! (Une fois prête, les cheveux en pétard, mais avec les barrettes, elle prendra son déjeuner en crânant : « moi j’ai fait une grasse matinée ce matin !! ») Le petit déjeuner se prépare en parallèle, faire chauffer l’eau (vous voulez combien de verres les filles ?), sortir les gamelles, les victuailles…

Normalement, un jour bien efficace, la tente est pliée avant le petit déj’, les sacoches sont faites, les  9l d’eau dans les bouteilles. Cela veut dire aussi qu’il fait suffisemment chaud pour ne pas avoir à mettre des couches !

 

 

 

 A en croire les on dit, l’état de Tabasco n’a pas bonne presse (drogue, meurtres, …) Et bien pour nous, ça aurait été tout le contraire ! Nous n’avons rencontré que des gens adorables.

A Paraiso, nous nous retrouvons dans le magasin de Victor Hugo (ça ne s’invente pas !), réparateur de vélo, Marjolaine ayant cassé un rayon… (Série de 3 terminée !) Nous passerons la nuit dans son arrière boutique, enfermés – sécurisés – à l’intérieur !

A notre arrivée à Comalcalco, après avoir visité une cité maya, nous sommes pris en charge par les membres du groupe cycliste de la ville. Mise à disposition de boisson, de nourriture, de maison. Nous visitons avec une vingtaine de personnes la ville de nuit, et à l’occasion d’une sortie le lendemain, une plantation de cacao. Enfin nous mangeons chez le président de l’asso lors de notre dernière soirée.

 

 

 

A Mendoza…

Après 37km de route plutôt vallonnée, nous débarquons à 9 à Tilantongo, sur la place du village, ne passant pas inaperçu. Une boisson avalée, nous voyons Honorio avancer vers nous, seul au milieu de la place à ce moment vide; tout le monde est sur les murs autour, qui écoutant les musiciens, dégustant une glace, jouant des pouces sur le portable, les écouteurs vissés sur les oreilles ou réparation de roue crevée (mais cette fois, ce n’est pas un de nos vélos !)

Après le village, place aux cabanas de la cenote de Syutun. Nous devions nous arrêter à Chemax, sur le palacio municipal.

Le Palacio Municipal est le parc situé en face de la mairie, de la police, avec les boutiques situées tout autour. Donc le palacio... Les courses et même si nous avions déjà fait 30 km, Lucas a décidé d'en refaire 20 de plus pour dormir, dans un palace ou presque !!

Nous avons planté la tente en face de la piscine, rechargé les batteries, fait un brin de lessive et de décrassage. Et grasse matinée !