C’est comment vos journées ??

 Réveil a 6h… on aimerait bien passer à 5h30 mais c’est trop dur… Il faudrait pour cela que les fermetures de paupieres se fassent à 20h maxi et ce n’est pas toujours possible.

Habillage et pliage des affaires pour les 3 adultes, Lucas le fera en léger décalé et Alix … ben quand il ne restera plus qu’elle dans la tente et qu’elle se fera prier de bouger un peu !! (Une fois prête, les cheveux en pétard, mais avec les barrettes, elle prendra son déjeuner en crânant : « moi j’ai fait une grasse matinée ce matin !! ») Le petit déjeuner se prépare en parallèle, faire chauffer l’eau (vous voulez combien de verres les filles ?), sortir les gamelles, les victuailles…

Normalement, un jour bien efficace, la tente est pliée avant le petit déj’, les sacoches sont faites, les  9l d’eau dans les bouteilles. Cela veut dire aussi qu’il fait suffisemment chaud pour ne pas avoir à mettre des couches !

 

A Mendoza…

Après 37km de route plutôt vallonnée, nous débarquons à 9 à Tilantongo, sur la place du village, ne passant pas inaperçu. Une boisson avalée, nous voyons Honorio avancer vers nous, seul au milieu de la place à ce moment vide; tout le monde est sur les murs autour, qui écoutant les musiciens, dégustant une glace, jouant des pouces sur le portable, les écouteurs vissés sur les oreilles ou réparation de roue crevée (mais cette fois, ce n’est pas un de nos vélos !)

Après le village, place aux cabanas de la cenote de Syutun. Nous devions nous arrêter à Chemax, sur le palacio municipal.

Le Palacio Municipal est le parc situé en face de la mairie, de la police, avec les boutiques situées tout autour. Donc le palacio... Les courses et même si nous avions déjà fait 30 km, Lucas a décidé d'en refaire 20 de plus pour dormir, dans un palace ou presque !!

Nous avons planté la tente en face de la piscine, rechargé les batteries, fait un brin de lessive et de décrassage. Et grasse matinée !

 

 

 A en croire les on dit, l’état de Tabasco n’a pas bonne presse (drogue, meurtres, …) Et bien pour nous, ça aurait été tout le contraire ! Nous n’avons rencontré que des gens adorables.

A Paraiso, nous nous retrouvons dans le magasin de Victor Hugo (ça ne s’invente pas !), réparateur de vélo, Marjolaine ayant cassé un rayon… (Série de 3 terminée !) Nous passerons la nuit dans son arrière boutique, enfermés – sécurisés – à l’intérieur !

A notre arrivée à Comalcalco, après avoir visité une cité maya, nous sommes pris en charge par les membres du groupe cycliste de la ville. Mise à disposition de boisson, de nourriture, de maison. Nous visitons avec une vingtaine de personnes la ville de nuit, et à l’occasion d’une sortie le lendemain, une plantation de cacao. Enfin nous mangeons chez le président de l’asso lors de notre dernière soirée.

 

 

 

Ca y est, nous sommes partis 'pour de vrai' !!

La route est rectiligne, monotone, bruyante et chaude. Marjo ouvre la marche, Lucas suit puis Alix et moi et enfin Philippe.

je l'avoue, je ne suis pas très rassurée... La circulation est dense, ça va vite et nous n'avons guère de place, il faut absolument prendre notre 1/3 de route pour pousser les voitures à se décaler... Par moment, nous bénéficions d'une espèce de bande d'arrêt d'urgence, utilisée pour les véhicules lents, royal !

Plus nous nous éloignons de Cancùn, plus le trafic s’éclaircit. Et c'est pour nous détendre ! Lucas reste concentré, attentif, je suis épatée !

Pour les arrêts pipi ou pause, il faut patienter : nous restons parfois plusieurs kilomètres sans pouvoir nous arrêter !

Après une moyenne de 45 km quotidiens, nous nous posons dans les centres des villages. Nous ne passons pas inaperçus ! La première fois, nous sommes arrivés en pleine fête foraine avec un spectacle de danse (annoncé par Marjo) qui s'est révélé être un culte évangélique. Avec son, chants, témoignages, jusqu'à 23h... Le lendemain, marché à 5h, parfait ! Nous qui voulions partir tôt...

La seconde fois, c'est dans un tout petit village, Xcan, que nous faisons notre halte. Une nuée d'enfants surgissent de nulle part et nous regardent comme des bêtes curieuses. Nous mangeons dans une atmosphère bizarre... Puis c'est au tour des vélos d'être scannés ! Concert de sonnettes ! Nous allons aux toilettes chez les policiers, Alix et Lucas seront légèrement choqués d'un homme derrière les barreaux juste à coté des commodités.

Lucas commence à se faire des copains, les jeux de chats, cache cache sont internationaux et donnent l'occasion d'échanger quelques mots en espagnol !