C’est comment vos journées ??

 Réveil a 6h… on aimerait bien passer à 5h30 mais c’est trop dur… Il faudrait pour cela que les fermetures de paupieres se fassent à 20h maxi et ce n’est pas toujours possible.

Habillage et pliage des affaires pour les 3 adultes, Lucas le fera en léger décalé et Alix … ben quand il ne restera plus qu’elle dans la tente et qu’elle se fera prier de bouger un peu !! (Une fois prête, les cheveux en pétard, mais avec les barrettes, elle prendra son déjeuner en crânant : « moi j’ai fait une grasse matinée ce matin !! ») Le petit déjeuner se prépare en parallèle, faire chauffer l’eau (vous voulez combien de verres les filles ?), sortir les gamelles, les victuailles…

Normalement, un jour bien efficace, la tente est pliée avant le petit déj’, les sacoches sont faites, les  9l d’eau dans les bouteilles. Cela veut dire aussi qu’il fait suffisemment chaud pour ne pas avoir à mettre des couches !

 

Quand nous sommes prêts, il est 8h… tout le monde a mis sa crème ? … attends, je n’ai pas rangé mon couteau ! … et mes tongs ! … hep, la photo del dia !! Avec tout ça, il est facilement 8h30 passées…

Nous enfourchons Simone, Ak’aab’alux, Jolly Jumper et Bi-al l’étoile et partons pour une vingtaine de kil. La première heure est plutôt calme, qui finissant sa nuit, tentant de décrypter un rêve mouvementé, se racontant des histoires, observant les paysages ou étant en mode pedalage automatique !

 

La pause vient après les 20 km. Grignotage, pipi, on  court, saute et c’est reparti. A cet instant, les langues se délient : on se raconte les rêves, on fait un peu de mathématiques (« Dis maman, on fait les soucis ? » lancera Alix pour les problèmes !), on enregistre le prochain reportage, ou nous tentons de répondre à l’avalanche de questions de Lucas (« Mais les Mayas, ils sont tous morts ? Pourquoi les frontières sont là où elles sont ? Pourquoi Napoléon s’est fait battre en Russie ? C’est où la bataille de Reichoffen ?... » tu sais mon p’tit gars ya plein d’choses qu’on sait pas, lalala !). Si nous nous rapprochons de notre étape, nous ne nous arrêtons plus; sinon pause repas vers 13h et on repart vers 15h30. Notre pause méridienne étant régulièrement dans un village, nous en profitons pour acheter du frais au marché ou au bord de la route.

 

 

 

Arrivés au point de chute, on flâne, mange une paletta (glace), cherche une agua fresca (eau fraiche ayant différents goûts et surtout un endroit pour planter la tente. Donc direction les policiers qui nous indiquent un coin d’herbe ou une alternative au centre du bourg (église par exemple). Nous attendons 18h 19h pour nous installer alors on retourne déambuler pour trouver où manger, l’endroit où remplir nos réserve d’eau (16l de poches et 9l de bouteilles) dans une agua purificada et faire les provisions pour le lendemain. Si l’installation le permet, Philippe sortira la lessive, le fil et s’empressera de faire une petite lessive zen. L’œil aux aguets, il ne manquera pas non plus de trouver une laverie !

A 20h, nous sommes sous la tente, les sacoches entreposées, les vélos servant d’amarrage le plus souvent, débarbouillés de près (plus ou moins en fonction des douches rencontrées ou des cachettes trouvées), installation dans les sacs, il est où mon doudou ? Et mon pyjama… et attends, je n’ai pas ma bouteille d’eau... Lecture du soir : « Tiens, j’ai raté ce passage hier soir, je me suis encore endormie avant la fin !! … encore un chapitre STP !! »,  et à 20h30  nous dormons comme des souches…