A en croire les on dit, l’état de Tabasco n’a pas bonne presse (drogue, meurtres, …) Et bien pour nous, ça aurait été tout le contraire ! Nous n’avons rencontré que des gens adorables.

A Paraiso, nous nous retrouvons dans le magasin de Victor Hugo (ça ne s’invente pas !), réparateur de vélo, Marjolaine ayant cassé un rayon… (Série de 3 terminée !) Nous passerons la nuit dans son arrière boutique, enfermés – sécurisés – à l’intérieur !

A notre arrivée à Comalcalco, après avoir visité une cité maya, nous sommes pris en charge par les membres du groupe cycliste de la ville. Mise à disposition de boisson, de nourriture, de maison. Nous visitons avec une vingtaine de personnes la ville de nuit, et à l’occasion d’une sortie le lendemain, une plantation de cacao. Enfin nous mangeons chez le président de l’asso lors de notre dernière soirée.

 

 

 

   24 heures plus tard, alors que nous devons dormir à un péage d’autoroute, les intervenants médicaux et techniques nous invitent à partager les 6m2 de leur dortoir : nous nous entassons à 9 dans 3 lits superposés. Et en plus des ronflements d’ambiance, nous avons récolté quelques infos concernant l’environnement dans lequel nous nous trouvons.

Non pas que nous soyons une douce bande de bisounours, mais nous ne sommes pas inquiets plus que nécessaire, juste vigilants. Nous savons que des hommes avec des machettes peuvent sortir des taillis, il peut y avoir des coups de feu…Mais on évite au possible les zones trop dangereuses. Sauf que là, nous avons les 10 roues dedans ! En même temps on ne pouvait pas trop l’éviter… Nous sommes passés au moins pire.  En gros, il ne faut plus nous arrêter avant Coatzalcoalcos, 70 km plus loin.

Nous roulons donc de bon train, sans nous arrêter avant d’être au check point militaire. Avec la pause de midi, les cotes naissantes depuis notre entrée dans l’Etat de Veracruz, la chute de Lucas et notre transformation en vrai mexicains (3 sur le tandem, et double remorque pour Philippe) nous arriverons fourbus mais soulagés à bon port.

Ce tout petit état nous a laissé un grand souvenir, tant les gens que nous avons rencontré ont été accueillant, généreux et chaleureux…’