En guise d'intro, une petite pensée nocturne...

 

AAAAAaarrrggg, se faire dévorer par le tumulte de nos vies (sur)chargées... Et ne pas avoir de temps pour poser l'encre (les pensées ?) sur le papier !

Et bien, je dis "FAUX Mlle Guyot ! Encore une de ces excuses que l'on se donne lorsqu'on ne rend pas sa copie à l'heure!"

Mais à quelle heure? A quelle heure se vouer, on ne sait plus ! L'heure du réveil ? De l'ouverture du portail, sa fermeture, des 15 minutes de récré, des repas, des activités extra, des bouffes chez les copains ? Il y a des heures car nous devons vivre ensemble, tenter d'avoir des moments où nous sommes réunis, sans quoi ça serait une belle pagaille !

On a l'heure 'rentabilisée' (ah, j'ai bien bossé là !), l'heure 'culpabilisée' (je voulais bien mais j'ai pas trop pu...), l'heure 'décomplexée' (au fond du canapé, peinarde), l'heure 'compressée' (juste après l'heure précédente !). Mais on a surtout l'heure que l'on se donne, une heure peut devenir un battement de paupière comme une journée entière ! Ahorita comme on dit là-bas : tout à l'heure... Mais quand? On ne le sait jamais. L'heure se mue en une question de volonté, revêt son costume de motivation, se balance au rythme de nos choix. Car on en revient toujours là. Au choix. Toujours. Je me souviens du jour où mon prof de philo nous a lancé : "Dans vos vies, vous avez toujours le choix. Ce sont les conséquences qui vous font réfléchir mais vous avez toujours le choix. Vous avez 4 heures !"

Toute cette tirade pour dire que finalement, la tenue du stylo, l'écriture de quelques lignes ne se fait pas en fonction du temps que l'on a mais de l'énergie et du souhait que l'on y met. Comme beaucoup de choses ...

 

Transport tout confort de Santa Cruz à El Alto, ville collée à La Paz sur les hauteurs, à 4090m d'altitude. Nous sommes accueillis par le vent (pour changer), la pluie puis la grêle ! Après les chaleurs tropicales du centre de la Bolivie  on se sent un peu groggis et engoncés dans nos k-way ! D'ailleurs, la route vers Laja sera plutôt un calvaire pour Lucas : il faut ré-habituer le corps à produire un effort à cette altitude ! Les portes ouvertes de l'église du curé polonais de Laja seront les bienvenues…

Nous plongeons pendant 2 jours dans le tumulte de la capitale, impressionnés par l'empilement des maisons sur les coteaux et leurs escaliers. Alix, confortablement installée dans un œuf du téléphérique donnera de la voix en encourageant les familles engagées dans ces véritables sentiers de pénitence tant la pente est rude !

 

 

 Tente réparée… vélos nettoyés… habits lavés… A chaque fois nous sommes impatients d'enfourcher nos montures vers l'inconnu mais il nous faut nous séparer de la quiétude rassurante et des commodités du cadre de l'hôtel ! Généralement, dès les premiers kilomètres, nous sommes de nouveau en mode aventuriers et accueillons l'imprévu les yeux grands ouverts… Une ville figée dans le temps, lorsque sa mine fonctionnait encore… Une descente de 70 km… Des formations géologiques, la nature revêtant son habit de scène bariolé avec du rouge, de l'ocre, du violet, du jaune, du gris, du mauve, du banc…

Bon , d'accord, nous avons pédalé, pédalé et encore pédalé sans écrire… Veuillez nous en excuser !!
Petit récapitulatif de nos turpitudes sur l'altiplano.